iommoi in Wonderland


Cochonnerie de grippe

Tant que la motivation est présente, il faut en profiter. Voici donc mon deuxième et probablement dernier post de rattrapage de l'actualité. En effet, vous n'êtes pas sans savoir que la fin du monde est proche, nous allons tous mourir de la grippe porcine.

Cette apocalypse était d'ailleurs prévue depuis longtemps, rappelez vous les écritures de Saint-Jean : 666, la triple pandémie, le nombre de la bête. Ce que Saint-Jean n'avait pas écrit c'était que cette bête serait un gros animal rose avec une queue en tire-bouchon aimant se rouler dans la boue, question de crédibilité.

Ce que je me demande maintenant c'est si ces pauvres Guerre, Famine, Pestilence et Mort, qui répètent leur entrée depuis des millénaires (le ciel sombre rempli d'éclairs, la synchronisation lors de leur arrivée tout ça, ça ne s'improvise pas) ont été mis au courant de l'identité de la bête. Dans le cas contraire, j'aimerai, avant d'être terrassé par le virus, voir les têtes qu'ils feront lors de leur rencontre avec le cochon.

Bref, assez de pessimisme, nous pouvons encore lutter afin d'empêcher cette apocalypse. Il faut pour cela que tous les humains s'unissent afin de manger jusqu'au dernier cochon présent sur Terre (pour les autres planètes on verra plus tard). Et j'ai bien dis tous les humains! On arrête les bêtises du genre "le cochon c'est un vilain animal donc il ne faut pas le manger". J'admets que les cochons sont méchants, mais c'est justement la raison pour laquelle nous allons les manger.

***

Ha, il semblerait qu'il ne s'agisse plus d'une grippe porcine mais d'une grippe mexicaine...

Peuples de la Terre, unissons nous! La fin est proche, nous devons manger tous les mexicains si nous voulons que l'humanité survive!

La femme sans visage

Bientôt deux semaines que je n'avais pas posté sur ce blog, ça commençait à faire long. Il faut croire que je n'ai pas trop d'inspiration en ce moment. Non pas que je n'ai pas le moindre commencement d'idée, au contraire, j'ai même pas mal d'idée de commencement de post. Seulement, je n'arrive pas à les exploiter correctement et à leur trouver une suite (Ou peut être que je ne prends tout simplement pas le temps de le faire en étant au calme).

Ainsi, j'ai décidé de changer de registre pour ce post, en espérant le mener à son terme. Je vais donc aborder ce soir un sujet qui ne me tient pas nécessairement à cœur mais me vient tout de même régulièrement à l'esprit lorsque je prends le métro.

Et comment pourrais je mieux introduire ce sujet qu'en vous racontant une histoire, celle de la terrible femme sans visage.


Agathe était une jeune fille plutôt mignonne. Ho, pas du genre à faire tourner les têtes, seulement, elle ne manquait jamais d'accrocher quelques regards lorsqu'elle se promenait. Elle menait par ailleurs une vie simple, saine et équilibrée (Et tout ça simplement en mangeant cinq fruit et légumes par jour, mais pas trop sucrés les fruits) qui la rendait parfaitement heureuse.

En somme, Agathe était une fille ordinaire que rien ne prédestinait à devenir la terrible femme sans visage. La légende ne raconte pas ce qui lui est arrivé, certes des hypothèses ont été émises : Jet d'acide, lifting raté, attaque du voleur de visage... mais aucune n'a pu être vérifiée. Toujours est il qu'un soir elle contemplait encore son visage dans une glace et que le lendemain tous ses traits semblaient avoir littéralement fondus, la faisant ressembler à une ébauche de sculpture avant que l'artiste n'ai déterminé s'il allait modeler une femme, un homme, ou un quelconque primate.

Comme on peut se l'imaginer, à partir de ce jour sa vie ne fut plus la même. Ne pouvant assumer sa nouvelle apparence, Agathe commença à dépérir et ne sortit plus de chez elle que pour se rendre à l'hôpital afin de découvrir l'origine de son problème.

C'est lors d'une de ces visites qu'elle rencontra un clown venu distraire les enfants malades et que la solution lui apparut, désormais elle porterait en permanence ce maquillage et ne craindrait plus le regard des autres.

Depuis cette époque de nombreuses femmes célèbrent à longueur d'année le courage dont a fait preuve Agathe. Cette célébration prend notamment deux formes : Certaines cherchent à masquer le plus possible leurs traits, tandis que d'autres tentent de ressembler à Agathe déguisée en clown.


Ce serait une belle explication si cette histoire n'avait ne serait ce qu'une once de vérité. Seulement, il semblerait que la majorité des femmes citées ci dessus fassent partie de la catégorie appelée communément des "poufs". Aussi, si toi lectrice tu fais partie de cette catégorie (ce qui me semble peu probable) je n'aurai qu'une chose à te dire, quand on ne sait pas se maquiller, on ne se maquille pas.

A Short Story Of Nearly Nothing

Toute ma vie durant j'ai vécu dans un environnement aseptisé. Élevé loin des réalités de ce monde, loin de ce monde lui même, je me suis construis à partir du peu que je connaissais et de tout ce que j'imaginais être. Je savais qu'au delà de cette barrière se dressait un univers immense, mêlé de magie, où chacun y est amené à accomplir un jour ou l'autre quelque acte grandiose et unique.

Et c'est ainsi que j'ai grandis, dans l'attente d'un acte divin qui me permettrai de sortir de ma cage. Or, si les dieux finirent par écouter mes désirs, ce fut pour mieux détruire mes rêves.

Cette délivrance tant attendue m'amena à rencontrer mes semblables... si je puis les appeler ainsi. Créatures superficielles, déshumanisées, unies en une masse informe qui faute de savoir où se diriger ne cesse de fuir ce qu'elle redoute le plus, la mort.

Cette mort qui, au contraire, m'attire irrésistiblement, m'appelle, mais ne se montre jamais. Cette mort que je désespère de jamais rencontrer. Cette mort qui, me semble-t-il, recèle le secret de mon unicité.

Mais suis je réellement différent ? Mon insessante quête de la mort n'est elle pas plutôt une fuite de la vie, et suis-je... "Roger ! Il faudra que tu penses à disséquer le rat n°5, d'après son comportement l'expérience est réussie."


PS : Désolé pour les deux semaines sans post, mais j'avais plein de trucs à faire et pas trop d'idées. Voilà.

Catzo le chat parfaitement normal

Puisque les posts animaliers ont l'air de plaire à pas mal de monde j'ai décidé de vous conter aujourd'hui l'histoire de Catzo, le chat parfaitement normal.

Catzo était donc un chat, un chat tout ce qu'il y a de plus banal, tout du moins au cours des deux premières années de sa vie, raison pour laquelle je ne vous les raconterai pas ici (Ça et le fait que je n'y connais pas grand chose en vie de chat, surtout que depuis qu'ils ont décidé d'en avoir neuf, c'est un bordel pas possible. Alors si en plus il faut faire des recherches historiques avant de raconter une histoire je dis non et je m'arrête tout de suite. Heureusement pour vous, une telle obligation n'existe pas).

Bref, Catzo était un chat tout à fait normal... jusqu'à cette sombre nuit d'automne. L'affligeante mais reposante banalité de sa vie cessa brutalement lorsque des agents de la CIA (Catz International Agency) décidèrent de l'enlever afin de l'utiliser comme cobaye pour leurs expériences. Heureusement pour Catzo le protocole de la C.I.A. stipulait que les cobayes devaient si possible être maintenus endormis au cours des phases chirurgicales composant ces expériences. Lorsqu'il se réveilla quelques jours plus tard il se situait au milieu d'une prairie et avait subit une étrange greffe, celle d'un corps humain.

Chat de la C.I.A.

Bien que conscient des avantages que pouvait offrir un tel corps, qu'il contrôlait d'ailleurs à sa guise, Catzo n'arrivait pas à accepter ce changement. La principale raison venait probablement du fait que tous ses congénères se mettaient à fuir dès qu'il approchait, refusant même d'écouter ses explications. Devant tant d'incompréhension, c'est décidé, déprimé et surtout désespéré qu'il parti en quête d'un moyen lui permettant de retrouver son aspect d'origine.

Une rapide recherche dans l'annuaire lui donna l'adresse du plus ou moins célèbre oracle Eugène le Hibou aveugle (Tout le monde sait qu'un véritable oracle doit être aveugle mais je tiens quand même à le préciser). Une séance de consultation et 300€ en moins plus tard, Catzo se mit en quête "du pays situé au pied de l'arc-en-ciel" où il serait certain trouver une réponse à ses questions.

Débuta alors un long périple que je ne vous conterai pas aujourd'hui (Ni même un autre jour) à l'issue duquel il atteignit enfin son but, un pays peuplé par de mignons lapins blancs. Étrangement, ceux ci ne furent pas rebutés par son aspect et le conduisirent avec joie jusqu'à leur chef qui se ferait un plaisir d'écouter son histoire et de l'aider. Lorsqu'il eu terminé de raconter son aventure, les lapins se mirent à rire et lui dirent "Tu n'es pas un chat auquel on a greffé un humain ni même un humain auquel on a greffé un chat, tu es un poney". Choqué par cette révélation inattendue Catzo s'évanouit, et quand il se réveilla... en fait il ne se réveilla pas, les lapins carnivores avaient profité de son évanouissement pour le dévorer entièrement.

Et c'est ainsi que Catzo le chat parfaitement normal découvrit qu'il était un poney parfaitement normal.

Chat mafiosi.

Le gâteau et les poneys

Il était un fois un merveilleux pays répondant au doux nom de Ponyland. Cette contrée légendaire était exclusivement habitée par des lapins carnivores qui... Ha on me dit que je me trompe d'histoire.

Reprenons, cette contrée légendaire était exclusivement habitée par de jolis poneys qui passaient leurs journées à manger l'herbe grasse des prairies et à sauter au dessus des arcs-en-ciels (Sport nécessaire pour perdre la graisse contenue dans l'herbe), ils passaient également pas mal de temps à s'accoupler mais ce n'est pas le sujet de ce post.

Nos gentils poneys menaient donc une existence paisible constituée de repas, de siestes et de jeux comme l'avaient menée leurs parents, leurs grands-parents et tous leurs ancêtres poneys avant eux. Autant le dire franchement, ils s'ennuyaient et surtout ils en avaient marre de toujours manger la même chose.


Quelle ne fut par leur joie quand ils découvrirent un jour la présence d'un gigantesque iurrg (Dans notre langue on appelle ça un gâteau) en haut d'une colline. Malheureusement ils se rendirent vite compte qu'il était impossible d'atteindre ce gâteau sans chevaucher successivement plusieurs arcs-en-ciels dans un ordre précis, ce qu'aucun d'entre eux n'avait jusqu'alors réussi à faire.

Obnubilés par ce magnifique gâteau les poneys cessèrent bientôt de paître et consacrèrent leurs journées à tenter d'atteindre le haut de la colline. Petit à petit le manque de nourriture associé à leur nombreuses efforts eu raison de leur santé puis de leur vie.

Cependant, l'histoire ne s'achève pas là, dans un ultime éclair de lucidité le dernier survivant des poneys réussit à trouver la bonne combinaison d'arcs-en-ciel et atteint le haut de la colline. Il découvrit alors que le gâteau était en fait un trompe l'oeil dessiné sur un rocher et se jeta dans le vide par désespoir en criant iurrg iiiiiii (The Cake is a lie !!!). C'est ainsi que s'est éteinte la race des poneys chevaucheurs d'arcs-en-ciel.

Suite à la réussite de leur stratagème les lapins carnivores prirent possession de Ponyland où ils vécurent une existence paisible et ensanglantée.

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