Il était un fois un merveilleux pays répondant au doux nom de Ponyland. Cette contrée légendaire était exclusivement habitée par des lapins carnivores qui... Ha on me dit que je me trompe d'histoire.
Reprenons, cette contrée légendaire était exclusivement habitée par de jolis poneys qui passaient leurs journées à manger l'herbe grasse des prairies et à sauter au dessus des arcs-en-ciels (Sport nécessaire pour perdre la graisse contenue dans l'herbe), ils passaient également pas mal de temps à s'accoupler mais ce n'est pas le sujet de ce post.
Nos gentils poneys menaient donc une existence paisible constituée de repas, de siestes et de jeux comme l'avaient menée leurs parents, leurs grands-parents et tous leurs ancêtres poneys avant eux. Autant le dire franchement, ils s'ennuyaient et surtout ils en avaient marre de toujours manger la même chose.
Quelle ne fut par leur joie quand ils découvrirent un jour la présence d'un gigantesque iurrg (Dans notre langue on appelle ça un gâteau) en haut d'une colline. Malheureusement ils se rendirent vite compte qu'il était impossible d'atteindre ce gâteau sans chevaucher successivement plusieurs arcs-en-ciels dans un ordre précis, ce qu'aucun d'entre eux n'avait jusqu'alors réussi à faire.
Obnubilés par ce magnifique gâteau les poneys cessèrent bientôt de paître et consacrèrent leurs journées à tenter d'atteindre le haut de la colline. Petit à petit le manque de nourriture associé à leur nombreuses efforts eu raison de leur santé puis de leur vie.
Cependant, l'histoire ne s'achève pas là, dans un ultime éclair de lucidité le dernier survivant des poneys réussit à trouver la bonne combinaison d'arcs-en-ciel et atteint le haut de la colline. Il découvrit alors que le gâteau était en fait un trompe l'oeil dessiné sur un rocher et se jeta dans le vide par désespoir en criant iurrg iiiiiii (The Cake is a lie !!!). C'est ainsi que s'est éteinte la race des poneys chevaucheurs d'arcs-en-ciel.
Suite à la réussite de leur stratagème les lapins carnivores prirent possession de Ponyland où ils vécurent une existence paisible et ensanglantée.

