iommoi in Wonderland


De l'autre côté des tapis (4)

Voici enfin venue la tant attendue suite (Et fin) de notre grande saga, de l'autre côté des tapis.

Partie 1     -     Partie 2     -     Partie 3

Aujourd'hui je ne ferai pas de longue introduction, d'interminable présentation, d'incessante entrée en matière, en un mot comme en cent, ou même en mille, soyons fous, je vais immédiatement reprendre là où nous nous étions arrêtés.

Tandis que les chevaucheurs de tapis poursuivaient leur inexorable avancée en direction de Rome, de terribles forces d'une perversité sans nom oeuvraient cachées des regards du monde. Munies de tapis équipés d'un sophistiqué système de camouflage thermo-optique, bref de tapis d'invisibilité, ces troupes s'avançaient tapies dans l'ombre.

Inexplicablement, tout passage des tapis volants au dessus d'une cité était suivi de près par l'apparition d'étranges hommes vêtus de noirs dont aucune sentinelle ne pouvait expliquer la présence. Ceux ci transportaient avec eux un étrange matériau appelé carrelage qui avait la propriété, disait on, d'empêcher tout tapis de survoler le sol qu'il recouvrait. Et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire (Ou juste un peu plus), l'ensemble des cités romaines, Rome y compris (Car les guerriers Perses y étaient enfin arrivés) se retrouvèrent carrelées et ruinées.

Ne possédant plus assez d'argent pour supporter l'effort de guerre et devant faire face à une soudaine épidémie de rhume touchant l'ensemble de sa population, Rome du s'avouer vaincue. Herman fit alors détruire l'école d'inventeurs et fournit des tapis à chacun des Romains, moyennant un prêt sur 30 ans.

Une fois sa tâche achevée, le Djinn Maah Tchaïna déposseda Herman de ce qu'il avait de plus précieux... les droits exclusifs d'exploitation de la marque tapis ainsi que l'ensemble des brevets associés. Et Herman pu terminer tranquillement ses jours (Enfin les trois qu'il lui restait à vivre) dans sa demeure tout en carrelage à essayer d'inventer une machine permettant de marcher sur l'eau.

Depuis cette époque, Maah Tchaïna conçoit et vend ses tapis en attendant le jour où ils se soulèveront afin de lui permettre de prendre le contrôle du monde. Alors méfiez vous, et pour votre propre sécurité détruisez tout tapis dont il serait le concepteur. Ils sont aisés à reconnaître, attrapez fermement votre tapis et vérifiez si la marque maudite est inscrite de l'autre côté : Maah Djinn Tchaïna.




Cet article est sponsorisé par la Fnac Saint-Lazare qui a décidé de faire son inventaire aujourd'hui et de m'empêcher d'acheter l'Orange Box.

De l'autre côté des tapis (3)

Bonjour chers lecteurs,
Après cette courte attente, voici enfin la troisième partie de notre grande saga De l'autre côté des tapis.
Pour toi, visiteur qui vient d'arriver, je vais coller des liens vers la partie 1 et la partie 2 de cette histoire.
Je pense encore écrire un ou deux posts après celui ci afin de terminer ce récit et donc j'essayerai de ne pas faire autant de digressions que dans la partie 2.


Et maintenant, que l'histoire continue !

Profitant de sa nouvelle notoriété, du succès commercial de son invention et de quelques coups de dague bien placés, Herman accrut peu à peu son influence jusqu'à devenir l'homme le plus puissant de Perse. Exception faite du roi qui *slash*, et bien non, il était effectivement l'homme le plus puissant de Perse.

Il avait enfin pris sa revanche sur le monde. Tout le monde ? Non !! Un empire résistait encore et toujours aux valeureux guerriers Perses et aux perfides démarcheurs à domicile de Tapis and co. Et au centre de cet imprenable empire se dressaient les ennemis jurés d'Herman, Rome et son école d'inventeurs.

Toute l'influence d'Herman ne pouvant rien changer à cet état de fait, il en vint à pactiser avec la plus maléfique des créatures magiques ayant jamais existé sur cette Terre, le Djinn Maah Tchaïna. De leur association naquis toute une nouvelle génération de tapis spécifiquement dédiés à la guerre, manufacturés par la puissante industrie Hermanienne puis envoûtés par Maah Tchaïna.

Et très bientôt les Perses abandonnèrent chevaux et chameaux au profit de nouvelles montures plus légères, plus rapides, et moins consommatrices de carburant : Les tapis volants. Désormais, plus aucune muraille ne pouvait stopper la progression de ces guerriers dont la férocité n'avait d'égale que la soif de vengeance de leur chef.

La nouvelle ne tarda pas à se propager jusqu'à Rome, l'ensemble des inventeurs se vit alors intimer l'ordre de trouver au plus vite un moyen de stopper cette invasion. Et parmi ceux ci se trouvait justement un sémillant jeune homme plein de ruse (Wééé une figure de style! Toi aussi collectionne les figures de style qui parsèment les articles de ce blog et fais les s'affronter dans des duels sans merci et sans s'il vous plaît.) qui trouva immédiatement une solution.
Malheureusement pour lui et pour Rome, il était également plein d'humour et si ses premières paroles après cette annonce furent "Moi ça me semble normal que des tapis Persan réussissent à percer nos défenses", ce furent également les dernières (A cette époque les gens n'étaient pas très réceptifs à l'humour de qualité).

Les Romains se trouvaient donc dans une fâcheuse posture, et ce qu'ils ne savaient pas encore c'est qu'une menace bien pire que les guerriers Perses s'apprêtait à fondre sur eux (Si ça ce n'est pas un bon cliffhanger... ).

Au même moment dans un autre lieu

Vous pouvez lire la suite sur : De l'autre côté des tapis (4)

De l'autre côté des tapis (2)

Avant de commencer ce post, je tiens à prévenir les nouveaux venus qu'il s'agit de la suite de celui écrit samedi. Ceci étant dit, nous allons pouvoir reprendre notre récit là où nous l'avions laissé.

La traversée se déroula sans le moindre événement notable. Ce qui doit par ailleurs être noté étant donné qu'a cette époque rares étaient les traversées se déroulant sans événement notable. Et celle ci est d'autant plus surprenante qu'il était impossible d'effectuer le voyage de Rome jusqu'en Perse en bateau (Enfin je crois, c'est l'impression que j'ai eue en regardant sur google map).
Comment puis je alors savoir que cette traversée s'est déroulée sans problème? Je vais être franc, je n'en sais absolument rien, les circonstances exactes de ce voyage sont toujours restées un mystère. Mais ce qui nous importe c'est qu'Herman arriva jusqu'en Perse, et nous en resterons là.

Carte approximative de la région Perso-Romaine.

Hé mais ne partez pas ! Je voulais dire que nous en resterons là en ce qui concerne la traversée, l'histoire, elle, continue.

Dès leur arrivée Herman et son invention furent accueillis par la milice locale. Ce qui est somme toute logique, rappelez vous que Rome et la Perse étaient alors ennemis.

Herman débuta donc sa nouvelle vie entre les dix-neuf murs d'une prison, laquelle était la conception d'un architecte excentrique s'étant rendu compte bien trop tard qu'un bâtiment composé uniquement de pièces à 19 cotés n'était d'aucune utilité. Cet architecte apprit par la même occasion qu'une loi pleine de bon sens interdisait la construction de bâtiments composés de pièces à dix-neuf cotés. Il fut également le premier occupant de ce bâtiment auquel on avait finalement trouvé une utilité, prison (Ce qui entraîna par ailleurs l'abolition non rétroactive de la loi susnommée en cas de construction de prison).

Malheureusement pour Herman, nous étions en hiver, période de l'année au cours de laquelle tous les crimes et délits étaient sanctionnés de la peine capitale (Ne cherchez pas une logique, il n'y en a aucune).

Et c'est ainsi qu'Herman finit sa vie. Les droits sur son invention furent immédiatement versés au domaine public et vous connaissez la suite.


Bon, ok, ça ne s'est pas réellement passé comme ça (Content? Range cette batte maintenant). Vous pouvez donc oublier les deux dernières phrases, même si je reste persuadé que c'était une fin crédible (Et en plus ça m'évitait de raconter la suite).

Heureusement pour Herman, le Perse représentait alors la première industrie mondiale de production de carrelage. Et ce, au grand damne des Perses qui s'étaient vu imposé l'obligation de carreler l'ensemble des sols afin de soutenir la croissance de leur économie. Et chacun sait à quel point il peut être désagréable de marche sur du carrelage froid.

Il se trouve qu'il s'agissait également de l'opinion du juge chargé de prononcer la sentence à laquelle serait exposée herman, la Mort! (Je sais, je l'ai déjà dis mais c'est pour voir si vous suiviez). Et contre toute attente, ce juge avait une conscience (Mais surtout cinq minutes à perdre) et il décida d'écouter la défense de notre accusé, laquelle reposait entièrement sur l'utilité de l'invention qu'il apportait avec lui.

Cette manoeuvre, bien que risquée, (Souvenez vous qu'il n'a jamais remporté un concours en 10 ans) lui fut pourtant salutaire. Par un étrange concours de circonstances, le sol du tribunal était carrelé et en testant ce tapis qui devait être doux, le juge découvrit qu'il lui permettait également de ne pas avoir les orteils gelés. Décrétant qu'une telle invention ne pouvait qu'être d'inspiration divine, il relâcha immédiatement Herman et celui ci fut rapidement promu au rang de messager divin par une population reconnaissante.


Vous pouvez lire la suite sur De l'autre côté des tapis (3)

De l'autre côté des tapis (1)

Vous n'imaginez pas à quel point il peut être responsabilisant et contraignant de tenir un blog (Sauf si vous avez lu mes articles précédents). Tenez, par exemple, mercredi j'étais tranquillement en train de réfléchir à des sujets essentiels tels que "Quand est ce que je termine ma journée de boulot? ", "dans combien de temps je rentre chez moi ?" ou encore "Est que je ne travaillerais pas mieux si je faisais une petite pause avant ?" quand je me vis soudain assailli de questions au sujet de ce blog suivi d'une obligation, celle d'écrire un post sur un thème précis.

Et me voici donc contraint sur demande express (Oui je sais, ça traîne depuis mercredi et donc ça n'a plus l'air très express mais pour moi ça l'est) de rédiger un article sur les tapis. Étant donné l'ampleur du sujet je pense que le plus simple est de commencer par un point d'histoire.


Tapis vient du latin tapis qui veut dire... rien du tout puisqu'il s'agit tout simplement d'un nom de famille, en l'occurrence celui de l'inventeur.
Herman Tapis, dit le bien nommé (parce qu'il faut tout de même une sacrée coïncidence pour qu'inventeur et invention portent le même nom) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands génies ayant jamais existé, mais ce ne fut pas toujours le cas.

Dernier né d'une famille de négociants en tout et n'importe quoi, Herman fréquenta dès son plus jeune âge les bancs de l'école des inventeurs. Sa famille voyait ici l'occasion d'obtenir l'exclusivité sur des produits qui n'existaient pas encore et qu'il ne manquerait pas de créer.
Cependant, le règlement de l'établissement indiquait que seule l'invention gagnante du grand concours annuel pouvait être commercialisée, toutes les autres idées, considérées comme inférieures, se devaient d'être oubliées et abandonnées. Définitivement (Jusqu'à l'année suivante évidemment, puisque toute le monde avait oublié que l'idée existait déjà).

Toute sa scolarité durant, Herman tenta de remporter le concours avec son invention, le tapis. Et toute sa scolarité durant, Herman chercha en vain la reconnaissance de ses parents et de ses professeurs. Année après année il obtenait la seconde place derrière ce type bizarre qui avait inventé, entre autres, une machine permettant soit disant de marcher sur l'eau. L'histoire finit cependant par lui donner raison, en effet, qui possède un tapis de nos jours? Et qui possède un Christ?

Toujours est il qu'après dix ans d'efforts inutiles Herman ne pouvait plus supporter cet éternel rejet. Il décida de s'enfuir en volant l'argent de ses parents, en utilisa une grande partie afin de convaincre un préfet de faire crucifier son rival, et dépensa le reste pour payer sa traversée jusqu'en Perse, alors ennemie de Rome.

Et c'est ici que nous laisserons Herman pour aujourd'hui. J'ai en effet décidé de découper mes articles lorsqu'ils deviennent trop longs. Ça me laissera plus de temps pour écrire ce que je veux et en plus ce sera plus agréable à lire.
Vous avez également du remarquer que j'utilise désormais des parenthèses au lieu de tirets. J'ai l'impression que c'est plus facile à suivre comme ça (Et ça me permettra de faire des imbrications (Même si pour l'instant je n'en ai pas eu besoin)).

Vous pouvez lire la suite sur De l'autre côté des tapis (2)