iommoi in Wonderland


La femme sans visage

Bientôt deux semaines que je n'avais pas posté sur ce blog, ça commençait à faire long. Il faut croire que je n'ai pas trop d'inspiration en ce moment. Non pas que je n'ai pas le moindre commencement d'idée, au contraire, j'ai même pas mal d'idée de commencement de post. Seulement, je n'arrive pas à les exploiter correctement et à leur trouver une suite (Ou peut être que je ne prends tout simplement pas le temps de le faire en étant au calme).

Ainsi, j'ai décidé de changer de registre pour ce post, en espérant le mener à son terme. Je vais donc aborder ce soir un sujet qui ne me tient pas nécessairement à cœur mais me vient tout de même régulièrement à l'esprit lorsque je prends le métro.

Et comment pourrais je mieux introduire ce sujet qu'en vous racontant une histoire, celle de la terrible femme sans visage.


Agathe était une jeune fille plutôt mignonne. Ho, pas du genre à faire tourner les têtes, seulement, elle ne manquait jamais d'accrocher quelques regards lorsqu'elle se promenait. Elle menait par ailleurs une vie simple, saine et équilibrée (Et tout ça simplement en mangeant cinq fruit et légumes par jour, mais pas trop sucrés les fruits) qui la rendait parfaitement heureuse.

En somme, Agathe était une fille ordinaire que rien ne prédestinait à devenir la terrible femme sans visage. La légende ne raconte pas ce qui lui est arrivé, certes des hypothèses ont été émises : Jet d'acide, lifting raté, attaque du voleur de visage... mais aucune n'a pu être vérifiée. Toujours est il qu'un soir elle contemplait encore son visage dans une glace et que le lendemain tous ses traits semblaient avoir littéralement fondus, la faisant ressembler à une ébauche de sculpture avant que l'artiste n'ai déterminé s'il allait modeler une femme, un homme, ou un quelconque primate.

Comme on peut se l'imaginer, à partir de ce jour sa vie ne fut plus la même. Ne pouvant assumer sa nouvelle apparence, Agathe commença à dépérir et ne sortit plus de chez elle que pour se rendre à l'hôpital afin de découvrir l'origine de son problème.

C'est lors d'une de ces visites qu'elle rencontra un clown venu distraire les enfants malades et que la solution lui apparut, désormais elle porterait en permanence ce maquillage et ne craindrait plus le regard des autres.

Depuis cette époque de nombreuses femmes célèbrent à longueur d'année le courage dont a fait preuve Agathe. Cette célébration prend notamment deux formes : Certaines cherchent à masquer le plus possible leurs traits, tandis que d'autres tentent de ressembler à Agathe déguisée en clown.


Ce serait une belle explication si cette histoire n'avait ne serait ce qu'une once de vérité. Seulement, il semblerait que la majorité des femmes citées ci dessus fassent partie de la catégorie appelée communément des "poufs". Aussi, si toi lectrice tu fais partie de cette catégorie (ce qui me semble peu probable) je n'aurai qu'une chose à te dire, quand on ne sait pas se maquiller, on ne se maquille pas.

De l'autre côté des tapis (1)

Vous n'imaginez pas à quel point il peut être responsabilisant et contraignant de tenir un blog (Sauf si vous avez lu mes articles précédents). Tenez, par exemple, mercredi j'étais tranquillement en train de réfléchir à des sujets essentiels tels que "Quand est ce que je termine ma journée de boulot? ", "dans combien de temps je rentre chez moi ?" ou encore "Est que je ne travaillerais pas mieux si je faisais une petite pause avant ?" quand je me vis soudain assailli de questions au sujet de ce blog suivi d'une obligation, celle d'écrire un post sur un thème précis.

Et me voici donc contraint sur demande express (Oui je sais, ça traîne depuis mercredi et donc ça n'a plus l'air très express mais pour moi ça l'est) de rédiger un article sur les tapis. Étant donné l'ampleur du sujet je pense que le plus simple est de commencer par un point d'histoire.


Tapis vient du latin tapis qui veut dire... rien du tout puisqu'il s'agit tout simplement d'un nom de famille, en l'occurrence celui de l'inventeur.
Herman Tapis, dit le bien nommé (parce qu'il faut tout de même une sacrée coïncidence pour qu'inventeur et invention portent le même nom) est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands génies ayant jamais existé, mais ce ne fut pas toujours le cas.

Dernier né d'une famille de négociants en tout et n'importe quoi, Herman fréquenta dès son plus jeune âge les bancs de l'école des inventeurs. Sa famille voyait ici l'occasion d'obtenir l'exclusivité sur des produits qui n'existaient pas encore et qu'il ne manquerait pas de créer.
Cependant, le règlement de l'établissement indiquait que seule l'invention gagnante du grand concours annuel pouvait être commercialisée, toutes les autres idées, considérées comme inférieures, se devaient d'être oubliées et abandonnées. Définitivement (Jusqu'à l'année suivante évidemment, puisque toute le monde avait oublié que l'idée existait déjà).

Toute sa scolarité durant, Herman tenta de remporter le concours avec son invention, le tapis. Et toute sa scolarité durant, Herman chercha en vain la reconnaissance de ses parents et de ses professeurs. Année après année il obtenait la seconde place derrière ce type bizarre qui avait inventé, entre autres, une machine permettant soit disant de marcher sur l'eau. L'histoire finit cependant par lui donner raison, en effet, qui possède un tapis de nos jours? Et qui possède un Christ?

Toujours est il qu'après dix ans d'efforts inutiles Herman ne pouvait plus supporter cet éternel rejet. Il décida de s'enfuir en volant l'argent de ses parents, en utilisa une grande partie afin de convaincre un préfet de faire crucifier son rival, et dépensa le reste pour payer sa traversée jusqu'en Perse, alors ennemie de Rome.

Et c'est ici que nous laisserons Herman pour aujourd'hui. J'ai en effet décidé de découper mes articles lorsqu'ils deviennent trop longs. Ça me laissera plus de temps pour écrire ce que je veux et en plus ce sera plus agréable à lire.
Vous avez également du remarquer que j'utilise désormais des parenthèses au lieu de tirets. J'ai l'impression que c'est plus facile à suivre comme ça (Et ça me permettra de faire des imbrications (Même si pour l'instant je n'en ai pas eu besoin)).

Vous pouvez lire la suite sur De l'autre côté des tapis (2)