Avant de commencer ce post, je tiens à prévenir les nouveaux venus qu'il s'agit de la suite de celui écrit samedi. Ceci étant dit, nous allons pouvoir reprendre notre récit là où nous l'avions laissé.

La traversée se déroula sans le moindre événement notable. Ce qui doit par ailleurs être noté étant donné qu'a cette époque rares étaient les traversées se déroulant sans événement notable. Et celle ci est d'autant plus surprenante qu'il était impossible d'effectuer le voyage de Rome jusqu'en Perse en bateau (Enfin je crois, c'est l'impression que j'ai eue en regardant sur google map).
Comment puis je alors savoir que cette traversée s'est déroulée sans problème? Je vais être franc, je n'en sais absolument rien, les circonstances exactes de ce voyage sont toujours restées un mystère. Mais ce qui nous importe c'est qu'Herman arriva jusqu'en Perse, et nous en resterons là.

Carte approximative de la région Perso-Romaine.

Hé mais ne partez pas ! Je voulais dire que nous en resterons là en ce qui concerne la traversée, l'histoire, elle, continue.

Dès leur arrivée Herman et son invention furent accueillis par la milice locale. Ce qui est somme toute logique, rappelez vous que Rome et la Perse étaient alors ennemis.

Herman débuta donc sa nouvelle vie entre les dix-neuf murs d'une prison, laquelle était la conception d'un architecte excentrique s'étant rendu compte bien trop tard qu'un bâtiment composé uniquement de pièces à 19 cotés n'était d'aucune utilité. Cet architecte apprit par la même occasion qu'une loi pleine de bon sens interdisait la construction de bâtiments composés de pièces à dix-neuf cotés. Il fut également le premier occupant de ce bâtiment auquel on avait finalement trouvé une utilité, prison (Ce qui entraîna par ailleurs l'abolition non rétroactive de la loi susnommée en cas de construction de prison).

Malheureusement pour Herman, nous étions en hiver, période de l'année au cours de laquelle tous les crimes et délits étaient sanctionnés de la peine capitale (Ne cherchez pas une logique, il n'y en a aucune).

Et c'est ainsi qu'Herman finit sa vie. Les droits sur son invention furent immédiatement versés au domaine public et vous connaissez la suite.


Bon, ok, ça ne s'est pas réellement passé comme ça (Content? Range cette batte maintenant). Vous pouvez donc oublier les deux dernières phrases, même si je reste persuadé que c'était une fin crédible (Et en plus ça m'évitait de raconter la suite).

Heureusement pour Herman, le Perse représentait alors la première industrie mondiale de production de carrelage. Et ce, au grand damne des Perses qui s'étaient vu imposé l'obligation de carreler l'ensemble des sols afin de soutenir la croissance de leur économie. Et chacun sait à quel point il peut être désagréable de marche sur du carrelage froid.

Il se trouve qu'il s'agissait également de l'opinion du juge chargé de prononcer la sentence à laquelle serait exposée herman, la Mort! (Je sais, je l'ai déjà dis mais c'est pour voir si vous suiviez). Et contre toute attente, ce juge avait une conscience (Mais surtout cinq minutes à perdre) et il décida d'écouter la défense de notre accusé, laquelle reposait entièrement sur l'utilité de l'invention qu'il apportait avec lui.

Cette manoeuvre, bien que risquée, (Souvenez vous qu'il n'a jamais remporté un concours en 10 ans) lui fut pourtant salutaire. Par un étrange concours de circonstances, le sol du tribunal était carrelé et en testant ce tapis qui devait être doux, le juge découvrit qu'il lui permettait également de ne pas avoir les orteils gelés. Décrétant qu'une telle invention ne pouvait qu'être d'inspiration divine, il relâcha immédiatement Herman et celui ci fut rapidement promu au rang de messager divin par une population reconnaissante.


Vous pouvez lire la suite sur De l'autre côté des tapis (3)