iommoi in Wonderland


A Short Story Of Nearly Nothing

Toute ma vie durant j'ai vécu dans un environnement aseptisé. Élevé loin des réalités de ce monde, loin de ce monde lui même, je me suis construis à partir du peu que je connaissais et de tout ce que j'imaginais être. Je savais qu'au delà de cette barrière se dressait un univers immense, mêlé de magie, où chacun y est amené à accomplir un jour ou l'autre quelque acte grandiose et unique.

Et c'est ainsi que j'ai grandis, dans l'attente d'un acte divin qui me permettrai de sortir de ma cage. Or, si les dieux finirent par écouter mes désirs, ce fut pour mieux détruire mes rêves.

Cette délivrance tant attendue m'amena à rencontrer mes semblables... si je puis les appeler ainsi. Créatures superficielles, déshumanisées, unies en une masse informe qui faute de savoir où se diriger ne cesse de fuir ce qu'elle redoute le plus, la mort.

Cette mort qui, au contraire, m'attire irrésistiblement, m'appelle, mais ne se montre jamais. Cette mort que je désespère de jamais rencontrer. Cette mort qui, me semble-t-il, recèle le secret de mon unicité.

Mais suis je réellement différent ? Mon insessante quête de la mort n'est elle pas plutôt une fuite de la vie, et suis-je... "Roger ! Il faudra que tu penses à disséquer le rat n°5, d'après son comportement l'expérience est réussie."


PS : Désolé pour les deux semaines sans post, mais j'avais plein de trucs à faire et pas trop d'idées. Voilà.

De l'autre côté de la télécommande

Je regarde vraiment trop la télé, même si regarder n'est pas le terme exact. Disons plutôt que je la laisse trop souvent allumée, en trant que fond sonore.
J'aime bien sentir une présence autour de moi et actuellement c'est la seule dont je puisse disposer lorsque je rentre le soir -Surtout depuis que je prends ces petites pilules qui m'empêchent de les entendre-.

Alors certes, ça n'est pas un véritable problème que de la laisser allumer -Tant que ça n'est pas le 20 heures de TF1 qui passe-, mais depuis que je tiens ce blog je me rends compte d'à quel point cette présence peut être envahissante. Par exemple, cela faisait trente minutes que je m'échinais à trouver une idée d'article, mais impossible de me concentrer. J'éteins cet instrument diabolique et me voici instantanément empli d'inspiration, et sur plusieurs sujets différents, d'ailleurs j'aurais probablement du en choisir un autre.

Toujours est il que je devrais arrêter d'appuyer machinalement sur le bouton power dès que je m'installe sur l'ordinateur, ou même tenter de passer une semaine sans télévision, même si la dernière fois j'ai à peine tenu deux heures.

Il faut tout de même avouer que vivre seul dans un appartement sans aucune indication d'une vie extérieure autre que le cris ponctuels d'un voisin se faisant plaisir -audiblement seul- a tendance à faire déprimer.
D'un autre coté, être dépendant d'un appareil passant des émissions généralistes préenregistrées pour se sentir exister m'effraie un peu.

Oui, il faut vraiment que je perde cette mauvaise habitude, mais par étapes, jusqu'à ce que je sois réellement capable de tenir une semaine. Sur ce, je retourne chercher un peu de compagnie avant d'essayer d'écrire sur un autre sujet un peu moins personnel, j'espère.